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Achat d’une garantie additionnelle: est-ce vraiment nécessaire?

par Avatar photoJulien Gandelin
achat garantie supplémentaire

Les magasins adorent te proposer une garantie additionnelle quand tu t’achètes un nouveau gadget ou un électroménager.
« Pour votre tranquillité d’esprit ! » qu’ils disent…

Est-ce que ça vaut vraiment la peine ?
Dans la plupart des cas… probablement pas.

 

En résumé

  • Tes achats sont déjà protégés par la loi québécoise avec des garanties de conformité pour un “délai raisonnable”
  • Compare le coût et la couverture d’une garantie étendue à tes droits existants : attention aux frais supplémentaires, limites de réclamations et conditions de la garantie étendue
  • Une garantie étendue peut être fournie par un tiers, pas le fabricant
  • Signale à l’Office de Protection des Consommateurs en cas de problème ou si on t’induit en erreur sur tes droits

 

Ton achat est déjà protégé par la loi québécoise

Bonne nouvelle : au Québec, ton achat est déjà protégé par la loi, même si personne ne te le dit au magasin.

Oui, la plupart des appareils viennent avec une garantie du fabricant (12 ou 24 mois). Oui, les détaillants essaient de te vendre une garantie étendue.
Mais avant de payer plus, rappelle-toi ceci : la loi québécoise te protège automatiquement contre les biens défectueux.

Selon l’OPC, tu as droit à une réparation, un remplacement ou même un remboursement si ton produit est défectueux — et cette protection dure un « délai raisonnable », pas juste 12 mois.
Ce délai dépend du type de produit, du prix payé et de ce qu’un client normal s’attendrait comme durée de vie.

Exemple : un téléviseur à 850 $ ne devrait pas durer aussi longtemps qu’un modèle équivalent à 1500 $. Logique.

  • Problème mineur ? Le détaillant peut réparer ou remplacer.
  • Problème majeur ? Tu pourrais avoir droit à un remboursement complet.

Bref : avant de payer une garantie de plus, vérifie ce à quoi tu as déjà droit… parce que souvent, t’en as déjà assez.

 

Questions à se poser avant d’acheter une garantie étendue

Avant de payer pour une garantie étendue, pose-toi LA vraie question :
Est-ce que ça t’offre plus que ce que la loi québécoise te donne déjà gratuitement ?

Ensuite, vérifie ces points :

💸 Combien ça coûte ?

Si la garantie coûte presque le prix du produit (ex. un cuiseur à riz à 20 $ + garantie à 20 $)… laisse faire.

🧾 Y a-t-il des frais cachés ?

Frais de déplacement, cueillette/livraison, franchise… ça peut vite gruger ton « économie ».

⚠️ Y a-t-il des exclusions ?

Certains plans excluent les accessoires, les brûlures d’écran, la main-d’œuvre, ou limitent le remplacement à une seule fois.
Et après ce remplacement… plus de couverture.

🏢 Qui fournit la garantie ?

Souvent, c’est un tiers inconnu. Pas le détaillant, pas le fabricant.
Encore une raison de lire les petits caractères.

⏱ Quand ça commence ?

La majorité des garanties étendues débutent après la garantie du fabricant.
Ça veut dire que pendant la première année, c’est la garantie du fabricant qui s’applique — parfois moins généreuse que la garantie étendue.

En bref : fais bien le calcul.
Très souvent, tu es déjà assez protégé… et la garantie étendue ne vaut pas son prix.

 

Tactiques de détaillants à se méfier

Méfie-toi de certaines tactiques.
Un détaillant n’a pas le droit de :

  • te mettre de la pression pour acheter une garantie étendue
  • te faire payer pour des droits que tu as déjà grâce à la loi québécoise

Si tu sens qu’on essaie de te forcer la main ou qu’on te raconte n’importe quoi sur tes droits, tu peux le signaler à l’OPC.

Et oui : l’Office de la protection du consommateur peut agir contre les entreprises qui induisent les clients en erreur.

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3 commentaires

Francine Morin 15 septembre 2024 - 7 h 44 min

Vous êtes une personne au grand coeur. Vos conseils nous aident vraiment beaucoup.

Merci pour tout!

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Richard Brunet 29 novembre 2024 - 21 h 57 min

Bonsoir Julien

Je ne partage pas entièrement votre opinion.
Il est vrai que la garantie légale s’applique à la majorité des biens achetés du commerce.
Mais qu’est-ce qu’une durée de vie normale protégée par cette garantie? Cette garantie varie selon la nature du bien et son prix et ce sera au tribunal de trancher..
Parlant de tribunal, nous référons ici, pour la majorité des cas, à la Cour du Québec, Division des petites créances.
Sachons que le délai ordinaire de traitement d’une affaire devant cette cours est de 24 mois.
A cela s’ajoute les frais d’inscription de la cause, quelques dizaines ou centaines de dollars. Selon le montant de la réclamation.
S’ajoutent aussi les frais de recherche de la preuve (parce qui faut prouver au juge la malfaçon ou la durée de vie écourtée.)
Et durant ces 24 mois, le bien est toujours défaillant !
Donc, si un article valant disons 200$ devient défaillant après 3 mois et qu’il en coûte 50$ ou 75$ pour inscrire la cause au tribunal sans garantie de succès après avoir attendu 24 mois et plus d’avoir été dans l’obligation de témoigner …. Sans pouvoir jouir du bien …

Pour moi, les 20$ ou. 30$ de garantie prolongée en valent le coup.

Malgré tout, longue vie à votre chronique !

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Julien Gandelin 7 Décembre 2024 - 20 h 06 min

Bonsoir,

Merci pour votre commentaire détaillé. Vous soulignez à juste titre que le recours à la garantie légale peut parfois se révéler complexe et dissuasif, surtout face aux délais et frais associés aux démarches judiciaires. Il est cependant important de nuancer les choses :

– Valeur du bien et coût de la garantie prolongée : Comme mentionné dans l’article, payer 20 $ ou 30 $ pour une garantie sur un produit de 200 $ peut sembler raisonnable. Toutefois, ces coûts s’accumulent sur plusieurs achats. Sur le long terme, ces garanties finissent par représenter un budget conséquent, parfois sans réelle utilité.

– Fiabilité de certains produits : Nombre d’articles modernes, même à prix modéré, fonctionnent sans encombre pendant plusieurs années, rendant la garantie prolongée superflue. En cas de panne précoce, une réparation rapide par le fabricant ou le recours à la garantie légale peut suffire.

– Consommation responsable : Miser sur ses droits légaux, même si cela implique des démarches, encourage les entreprises à concevoir des produits plus fiables et durables. Sinon, on contribue à pérenniser un système où l’obsolescence rapide est acceptée.

Au final, bien que les garanties prolongées puissent apporter une tranquillité d’esprit dans certaines situations, elles méritent une évaluation critique. Votre réflexion est précieuse et contribue à enrichir le débat sur ce sujet. Merci encore pour votre lecture attentive !

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