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Prêt.e pour la rando? Voici comment t’habiller (et pourquoi tu le fais peut être tout croche)

par Avatar photoJulien Gandelin
Habit de randonnée

La randonnée pédestre au Québec, c’est pas juste une activité — c’est une religion.
Des montagnes à couper le souffle, des forêts qui sentent la mousse et la pluie, des rivières qui te rappellent pourquoi tu payes si cher ton permis de stationnement au parc : notre province est un terrain de jeu géant pour les amoureux et amoureuses du plein air.

Mais soyons honnêtes : avec nos saisons imprévisibles, où tu peux passer du soleil au grésil en quinze minutes, savoir comment t’habiller, c’est une question de survie (ou du moins de confort).

Bien s’habiller en randonnée, c’est pas une affaire de look Instagram. C’est ce qui fait la différence entre “wow, quelle vue!” et “pourquoi mes bas sont mouillés depuis 3 heures?”

Je te le dis parce que j’ai testé… à mes dépens.
Oui, j’ai déjà fait une rando en jeans et en sneakers. Résultat : glissades, ampoules en cadeau et pieds détrempés.
Pas besoin d’être un.e athlète sponsorisé.e pour apprendre de ses erreurs.

Si ton budget est limité, commence simple :

Ensuite, bâtis ta garde-robe petit à petit. Chaque nouvelle rando t’enseignera ce qu’il te manque — jusqu’à ce que ta saison de randonnée s’étire du printemps jusqu’à la première neige, sans que tu gèles, trempes ou glisses à chaque virage.

 

En deux mots : sois prêt à tout (surtout à la météo)

S’habiller comme du monde pour randonner, c’est pas de la coquetterie. C’est de la survie intelligente.
Parce qu’au Québec, la météo change d’humeur plus vite qu’un ado privé de Wi-Fi.

Avant de partir, jette toujours un œil aux prévisions. Soleil, pluie, neige fondante, moustiques revanchards — tout peut arriver. Et souvent, tout arrive.

Le secret, c’est la superposition. Une couche respirante, une couche isolante, une couche protectrice. Comme un oignon, mais sans les larmes.
Tu peux toujours enlever une couche si t’as chaud, mais tu peux pas en inventer une quand t’as froid.

Les chaussures, c’est ton assurance-vie. Adapte-les au terrain, assure-toi qu’elles soutiennent bien ton pied et qu’elles peuvent encaisser les kilomètres. Tes orteils méritent mieux que des sneakers du secondaire.

Pour les pantalons, cherche du stretch, du confort et de la légèreté. Les jeans? Non. Juste non. Ils deviennent lourds, raides et collants dès qu’ils voient une goutte d’eau.

Et n’oublie pas les petits détails qui font toute la différence :

 

Évitez les mauvaises surprises de Dame Nature (elle adore tester nos limites)

Randonnée en montagne

La météo québécoise, c’est comme un enfant de trois ans : imprévisible, intense et incapable de rester stable plus de cinq minutes.
Tu pars sous un soleil éclatant et tu finis à essorer tes bas sous un orage d’été. Si t’as jamais vécu ça, t’as pas encore vraiment randonné au Québec.

Ici, on peut passer par quatre saisons… dans la même journée. Soleil, pluie, vent, neige fondante — parfois tout ça avant le lunch. C’est pour ça qu’il faut toujours penser météo avant d’enfiler ton sac à dos.

Ta tenue dépend du ciel, mais pas seulement. La météo influence aussi la durée de ta sortie, ton itinéraire et ton niveau de plaisir. Personne n’aime réaliser à mi-parcours que sa “petite bruine” s’est transformée en déluge tropical.

Vérifie toujours les prévisions locales avant de partir.
Les applis météo, les sites web ou même la radio régionale sont tes meilleurs alliés. Regarde la température, les précipitations, le vent, les alertes météo. Et surtout, re-vérifie le matin même. Un beau ciel bleu à 7 h peut virer au gris ardoise à 10 h.

Astuce de pro : garde toujours un imperméable léger dans ton sac à dos.
Même par beau temps, mets des souliers avec de bons crampons — les roches mouillées, ça pardonne pas.

Et pour les journées où le mercure joue au yo-yo :
une veste chaude pour le matin, un chandail léger pour l’après-midi.
Pense aussi à te protéger du soleil : on sous-estime souvent son intensité dans les hauteurs.

Et surtout, ne te laisse pas intimider par la petite icône de pluie sur ton appli.
Une journée pluvieuse, c’est une autre ambiance. Le sentier devient plus calme, la forêt sent meilleur, les couleurs ressortent.
Beaucoup annulent leur sortie pour trois gouttes d’eau… tant mieux pour toi, tu auras la montagne pour toi seul.e.

 

Les pelures d’oignon : la recette magique pour rester bien au chaud

Non, t’inquiète. Je te parle pas d’un nouveau tissu révolutionnaire à base d’épluchures d’oignons.
Le “principe de l’oignon”, c’est simplement l’art du multicouche. Et crois-moi, c’est ce qui sépare les randonneurs heureux de ceux qui jurent contre la météo au bout de 20 minutes.

L’idée est simple : tu superposes plusieurs couches de vêtements, chacune avec un rôle précis. Ensemble, elles créent un mini microclimat parfait : chaud, sec et respirant.
Pas besoin de sortir dix manteaux de ta garde-robe. Trois couches bien choisies font toute la différence.

C’est particulièrement crucial en hiver.
T’as déjà joué dehors avec ton gros manteau d’hiver, transpiré comme dans un sauna, puis grelotté dès que tu t’arrêtes?
Exactement. Le multicouche, c’est la version intelligente de tout ça.

Première couche : celle qui respire (pas toi, le tissu)

C’est celle collée à ta peau — t-shirt ou sous-vêtement thermique.
Sa mission : évacuer la transpiration, pas la garder prisonnière contre ta peau.
Évite le coton à tout prix : il garde l’humidité et devient froid comme un linge mouillé.
Miser sur des tissus techniques ou sur la laine mérinos, c’est comme passer d’un vieux radiateur à un plancher chauffant.

Deuxième couche : celle qui garde la chaleur

Ici, on parle de polaire, doudoune légère ou chandail isolant.
C’est ta couche “calme le frisson”.
Elle emprisonne l’air chaud que ton corps produit — et c’est justement cet air qui isole, pas le tissu en lui-même.
Petit truc : ne serre pas trop ta deuxième couche. Si t’étouffes dedans, t’empêches l’air de circuler et tu perds l’effet isolant.

Troisième couche : celle qui affronte le monde extérieur

Ta barrière contre la pluie, la neige ou le vent.
Une veste imperméable ou un bon coupe-vent fait toute la différence entre “pluie d’été rafraîchissante” et “je rentre trempé comme un beigne”.
Cherche du matériel respirant, idéalement du Gore-Tex, pour éviter de transformer ta veste en sauna mobile.
Et si ton manteau commence à fuir, un traitement imperméabilisant peut lui redonner une seconde vie.

Ce système à trois couches te permet de t’adapter à toutes les situations.
Tu montes? Enlève-en une.
Tu t’arrêtes? Rhabille-toi.
Tu restes sec, au chaud et heureux, peu importe les caprices de Dame Nature.

Conseil de pro pour les randonnées hivernales en montagne :

Pendant la montée, habille-toi léger. Tu vas vite te réchauffer.
Une fois en haut, change tout ce qui est humide et enfile des vêtements secs et chauds pour la descente.
Avoir un deuxième kit dans ton sac, c’est la différence entre “souvenir magique” et “retour gelé façon popsicle”.

Randonnée au coucher de soleil

 

Les chaussures : la base de tout (littéralement)

On va commencer par le bas, parce que tout part des pieds.
Tes chaussures, c’est la fondation de ton confort, pas un simple accessoire de mode. Une mauvaise paire, et ta belle journée en forêt peut vite se transformer en séance de torture médiévale.

Une bonne chaussure de rando, c’est ton assurance anti-ampoules, anti-glissades et anti-juron.
C’est elle qui amortit les chocs, garde tes pieds au sec et te donne l’adhérence qu’il faut quand le sentier devient boueux, rocheux ou carrément traître.

Le secret? Trouver la chaussure qui colle à ton terrain, ta saison et… à tes pieds.
Pas la peine d’acheter la même que ton ami qui fait le Kilimandjaro. Si tu marches surtout dans les sentiers du Mont-Saint-Hilaire, t’as pas besoin de crampons de montagne.

Regarde le type de sol que tu fréquentes.
Choisis le bon niveau de support et d’imperméabilité.
Et surtout, essaie-les en fin de journée — quand tes pieds sont un peu gonflés, comme en rando.

 

Les pantalons de rando : parce que tes jambes méritent mieux que des jeans mouillés

On en parle pas assez, mais le choix du pantalon peut faire ou briser ta journée.
Trop chaud, trop raide, trop long, pas assez respirant… et te voilà à te battre avec ton propre linge pendant que les autres profitent du paysage.

La clé, c’est de choisir selon la saison, le terrain et ton confort.
Ton pantalon, c’est ta première ligne de défense contre les moustiques, la pluie, la boue et les branches revanchardes.

Shorts et pantalons légers : pour les journées où le soleil fait le boss

En été, vise la légèreté et la respirabilité.
Des shorts ou pantalons de randonnée légers, avec un tissu qui évacue la sueur et assez de poches pour y glisser tes clés, ton téléphone ou une barre tendre (parce qu’on finit toujours par avoir faim).

Et si tu veux jouer la carte de la polyvalence :
Les modèles convertibles (avec bas de jambes zippés) sont parfaits. Un coup de chaleur? Tu dézippes. Un vent frais? Tu refermes.
Pratique, efficace, zéro drame.

Leggings : ton meilleur ami quand ça refroidit

Quand la température baisse, les leggings thermiques entrent en scène.
Ils gardent la chaleur près du corps, sans te donner l’impression d’être en scaphandre.
Même en été, un legging mince te protège du soleil, des herbes hautes et des frottements désagréables.
Pas de tissu qui colle, pas d’irritation, juste du confort et de la souplesse.

Pantalons coupe-vent et imperméables : ton bouclier météo

Quand le ciel décide de tester ta détermination, sors le pantalon imperméable ou coupe-vent.
Il te protège de la pluie, de la neige et du vent, tout en laissant ton corps respirer (parce qu’un sauna ambulant, non merci).
Si tu veux maximiser ton confort, combine-le au principe du multicouche.
Et si ta journée s’annonce froide mais tranquille, un pantalon de neige peut faire l’affaire, même si tu perds un peu en liberté de mouvement.

Les guêtres : les héroïnes discrètes de la rando

Les guêtres, c’est ton assurance propreté.
Elles empêchent la neige, la boue, les roches et les tiques d’entrer dans tes chaussures.
Hyper utiles au printemps, après la pluie ou dans les sentiers humides où tout ce qui t’entoure semble vouloir s’accrocher à toi.
C’est pas glamour, mais tellement pratique.

Petit détail qui change tout : la coupe.
Assure-toi que tes pantalons sont ajustés à la bonne longueur.
Trop longs, ils trempent dans l’eau et se déchirent. Trop courts, tu te retrouves avec les chevilles dans le froid.
Un ourlet bien fait, et tu passes de “touriste trempé” à “pro de la rando”.

 

Chandails et vestes : ton bouclier contre les caprices du ciel

En rando, ton chandail et ta veste, c’est ton armure.
Trop chaud, tu sues comme dans un sauna portatif. Trop froid, tu claques des dents avant même d’avoir sorti ta gourde.
Bref, le bon combo, c’est la clé pour survivre à la météo québécoise et profiter vraiment du sentier.

Et devine quoi? Oui… on revient encore au fameux multicouche.
Parce qu’en randonnée, c’est lui le vrai MVP.

Couche de base : celle qui garde ton corps au sec

C’est la première ligne de défense, collée directement sur ta peau.
Son rôle : évacuer la transpiration avant qu’elle ne te transforme en glaçon dès que tu t’arrêtes.
Évite le coton (il garde l’humidité comme une éponge mouillée).
Choisis plutôt la laine mérinos ou des tissus techniques qui respirent et sèchent vite.
En été, un simple t-shirt léger à manches courtes suffit.
En hiver, opte pour une version à manches longues — plus chaude, sans être étouffante.

Couche intermédiaire : celle qui retient la chaleur

C’est elle qui garde ton corps dans sa “zone de confort”.
Une polaire ou une doudoune légère, c’est parfait pour ça.
La polaire te garde au chaud même si elle est un peu humide, tandis que la doudoune (en duvet ou en fibres synthétiques) offre une isolation exceptionnelle sans t’alourdir.
Petit truc : garde-la facile d’accès dans ton sac. Le temps change vite, et tu voudras la remettre dès que le vent se lève.

Couche extérieure : ton pare-choc météo

C’est ta barrière entre toi et la pluie, le vent ou la neige.
Une veste imperméable et respirante, c’est non négociable.
Vérifie qu’elle a des ouvertures d’aération sous les bras (parce que transpirer en dessous, c’est pas mieux que d’être mouillé au-dessus).
Par temps plus doux, une veste Softshell fait aussi un excellent boulot : coupe-vent, confortable, et assez souple pour grimper ou bouger librement.

En résumé : pense flexibilité.
Tu veux des couches faciles à enfiler, à enlever et à ranger.
Parce qu’en rando, ce n’est pas le manteau le plus cher qui gagne, mais celui qui s’adapte le plus vite aux changements de température.

Et surtout : range-les intelligemment dans ton sac à dos.
Les couches que tu risques d’utiliser souvent doivent être accessibles, pas enfouies sous ton lunch et ta gourde.

Le bon chandail, la bonne veste, et c’est toute ta journée qui devient plus agréable.
Tu restes sec, confortable et prêt à affronter la météo, qu’elle décide de te gâter ou de te tester.

 

Accessoires : les petits détails qui font toute la différence (et sauvent souvent ta journée)

Randonnée

En rando, ce sont rarement les gros morceaux qui te trahissent.
C’est presque toujours le détail que t’as oublié : des chaussettes qui frottent, un cou qui gèle, ou un soleil qui te brûle la nuque pendant que tu cherches ton sentier sur AllTrails.
Bref, les accessoires, c’est pas du luxe. C’est ta survie de confort.

Protection solaire : ton meilleur bouclier invisible

Au Québec, le soleil n’a pas besoin d’être tropical pour frapper fort. Même au sommet du Mont-Orford, il sait se faire sentir.

La crème solaire, oui, c’est pas un accessoire, mais c’est le réflexe à ne pas zapper. Mets-en, et pas juste une fois au départ.
Une veste légère anti-UV, c’est ton plan B parfait pour les journées pleines d’éclat (et de moustiques).
Le chapeau à large bord, c’est ton casque de randonneur civilisé : il protège ton visage et ta nuque.
Assure-toi qu’il soit respirant, sinon t’auras l’impression de faire bouillir ton cerveau.
Et les lunettes de soleil polarisées, elles, sauvent tes yeux de la réverbération sur la neige, l’eau ou les roches.
En bonus, tu parais toujours un peu plus pro sur les photos.

Tête et cou : les zones qu’on oublie (jusqu’à ce qu’on regrette)

Quand le vent se lève ou que la température chute, couvre ta tête et ton cou.
Les foulards de type Buff, c’est de l’or : légers, polyvalents, zéro nœud à faire, zéro tissu qui traîne.
Côté tuques, adapte la chaleur à la saison.
Un petit conseil : évite les gros pompons si tu comptes mettre un capuchon par-dessus — mignon, oui, mais pas pratique du tout.

Gants : pour garder tes doigts et ta bonne humeur

Les mains, c’est souvent ce qui gèle en premier.
Alors choisis bien :

  • Gants légers pour le printemps ou l’automne.
  • Gants isolants et imperméables pour l’hiver, histoire d’éviter les doigts en glaçons.
  • Mitaines chaudes quand il fait vraiment frette — elles gardent mieux la chaleur que n’importe quel gant high-tech.

Chaussettes : tes vraies meilleures amies de rando

Personne n’en parle, mais le bas, c’est souvent ce qui fait la différence entre “wow” et “aïe”.
La laine mérinos, c’est la reine : chaude, respirante, anti-humidité, et douce pour les longues marches.
Oui, ça coûte plus cher (souvent 20 $ et plus la paire), mais c’est de l’investissement pur confort.
Le truc : garde-les pour les vraies randos pour ne pas les user sur ton plancher de cuisine.
En été, passe aux chaussettes légères et respirantes pour éviter la surchauffe.
Et peu importe la saison : toujours plus hautes que tes bottes.
Pas sexy, mais efficace. Et tes chevilles te diront merci.

Le sac à dos : ton QG portatif

Impossible d’aller sans lui.
Un bon sac à dos, c’est celui qui te permet de tout trimballer sans t’arracher les épaules :
ta bouteille d’eau,
tes collations,
tes couches supplémentaires,
ton téléphone, ta trousse de secours… et ta crème solaire que t’as failli oublier (encore).

Cherche un modèle bien ajustable, avec un dos respirant et une bonne répartition du poids.
Parce qu’une rando de 3 heures avec un sac mal foutu, c’est pas une rando… c’est une punition.

Ces petits détails, pris ensemble, transforment une marche “correcte” en vraie belle aventure.
Tu restes confortable, protégé.e et prêt.e à tout, même si Dame Nature décide encore de changer d’humeur à mi-parcours.

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