Si l’électricité coupe ce soir chez vous, tu tiens combien de temps avant que ça devienne VRAIMENT compliqué?
Parce qu’au début, ça va. Tu te trouves même pas mal bon(ne). Tu déniches une lampe de poche (dans le tiroir à cochonneries, comme tout le monde), ton téléphone est à 38 %, et tu te rappelles qu’il faut surtout PAS ouvrir le frigo. T’es l’adulte responsable de la maison. C’est gérable.
Puis deux heures passent.
Ton téléphone est rendu à 17 % parce que t’as vérifié 14 fois si Hydro avait changé son estimation. (Réponse : non.) Quelqu’un ouvre le frigo. « Juste deux secondes. » Dix minutes plus tard, une autre personne l’ouvre pour voir s’il reste de quoi qu’elle avait absolument pas envie de manger avant la panne.
Là, tranquillement pas vite, l’intérieur du frigo devient LE centre d’intérêt de la famille. Faut dire que manger, c’est rassurant, et ça occupe quand y a plus de WiFi.
Ton téléphone tombe à 5 %.
Tu réalises que ton ouvre-boîte est électrique. Que ton congélateur est plein à craquer. Que t’as des pastilles pour purifier l’eau… mais pas vraiment d’eau à purifier.
Et si tu dois acheter quelque chose pendant que les terminaux de paiement ne fonctionnent plus, ton portefeuille contient exactement 3,40 $, une carte Pharmaprix et une confiance aveugle envers Interac.
Entre-temps, le stress monte d’un cran. Y a-tu assez d’eau? De quoi manger sans cuisiner? Si le chauffage arrête, on fait quoi pour rester au chaud? Si mon téléphone meurt, j’ai de quoi le recharger? Et si Internet revient pas, ou que le cellulaire lâche, je m’informe comment?
C’est là que tu comprends que t’es peut-être préparé(e)… mais pour une panne courte.
Quand tu regardes ce que recommande le gouvernement du Québec, c’est d’avoir de quoi se débrouiller pendant au moins 72 heures en cas de sinistre. 72 heures, dit de même, ça paraît énorme. Sauf que oui, ça peut arriver.
Je suis sûr que toi aussi, t’as vécu au moins une panne dans la dernière année. Moi, oui.
Les chiffres d’Hydro-Québec, eux, c’est pas 72 heures de moyenne, mais ils sont quand même éloquents. En 2024, chaque client ou cliente a cumulé en moyenne un peu plus de 7 heures sans courant : 436 minutes, pour être précis. C’était environ deux fois moins qu’en 2023, surtout parce qu’il y avait eu moins de gros événements météo. En 2025, ça a remonté à 501 minutes, donc un peu plus de 8 heures.
Reste à voir quelles belles surprises nous réservent la fin de 2026 et 2027.
J’ai donc regroupé ici les 10 choses que je te conseille d’avoir sous la main en cas de panne prolongée.
Idéalement, tout ça se prépare ou s’achète AVANT la panne.
Sommaire
1. De l’eau. Plus que tu penses.

Le problème avec l’eau, c’est qu’on la tient complètement pour acquise.
Tu ouvres le robinet. Il y a de l’eau. Fin du concept.
Jusqu’au jour où il n’y en a plus. Et là, assez rapidement, tes autres problèmes descendent dans le classement.
Le gouvernement du Québec recommande de garder 6 litres d’eau potable par personne dans ta trousse d’urgence, soit de quoi boire pendant trois jours.
Mais ça, c’est juste pour boire.
En cas de contamination ou de pénurie d’eau potable, il est aussi recommandé de prévoir 6 litres supplémentaires par personne pour préparer les aliments et assurer un minimum d’hygiène.
Chez nous, à quatre, ça représente 48 litres.
48.
Je sais pas pourquoi, mais dans ma tête, « avoir de l’eau en réserve », c’était beaucoup plus proche de deux lots de 6 bouteilles dans le sous-sol que d’un petit aquarium familial.
Et pourtant… j’ai déjà vécu une panne où le robinet s’est mis à couler au compte-gouttes alors que j’avais prévu en cas de problème (et très fièrement) des pastilles pour purifier l’eau.
J’étais donc parfaitement équipé pour nettoyer une eau que je n’avais pas. Impeccable.
Cela dit, je garde quand même ces pastilles parmi mes essentiels. Pour le camping, une urgence ou si tu dois traiter une source d’eau qui n’est pas potable, c’est petit, ça se range facilement et ça peut réellement servir.
Et, depuis, j’ai aussi ajouté des contenants d’eau pliables.
Vides, ils prennent presque pas de place. Avant une grosse tempête, tu peux les remplir. Ils servent aussi pour le camping et, détail intéressant, le gouvernement du Québec recommande de garder des contenants propres sous la main au cas où ta municipalité devait distribuer de l’eau potable en vrac.
Et si tu veux constituer une réserve permanente, pense aussi à la renouveler régulièrement et à prévoir l’eau des animaux.
Bref, l’eau fait partie de ces affaires auxquelles on ne pense jamais. Parce que normalement, ELLE SORT DU MUR.
Et le jour où elle arrête de sortir du mur, tu découvres assez vite que 48 litres, finalement, ça ne ressemble plus du tout à une quantité ridicule.
2. De quoi manger sans électricité

Avoir de la nourriture en réserve, c’est bien.
Avoir de la nourriture que tu peux manger sans avoir besoin de la cuire ou de la réchauffer, c’est encore mieux.
Parce que quand le courant coupe, tu réalises vite un truc assez simple : une bonne partie de ce qu’on mange normalement dépend quand même beaucoup d’une prise électrique.
Ton four? Électrique.
Ton micro-ondes? Électrique.
Ta plaque de cuisson? Souvent électrique aussi.
Donc si ta réserve d’urgence repose sur des pâtes sèches, une pizza congelée et trois sacs de légumes surgelés, t’as techniquement de la nourriture. Mais pas forcément un souper.
Le gouvernement du Québec recommande de garder assez de nourriture non périssable pour au moins trois jours.
Et bonne nouvelle : ça peut très bien être des affaires que t’as déjà chez toi. Beurre d’arachide, noix, craquelins, fruits séchés, compotes… et quelques conserves aussi.
Mais si tu ajoutes des conserves dans ta réserve, il y a un détail assez important à régler tout de suite : comment tu les ouvres sans électricité?
Le gouvernement du Québec recommande justement d’avoir un ouvre-boîte manuel (et québécois).
Et (re)découvrir que le tien est électrique pendant une panne qui s’éternise, juste au moment où t’as VRAIMENT faim, c’est pas idéal.
Bref, garde surtout des aliments simples, que tu manges déjà, et que tu peux ouvrir et manger facilement.
3. Ton kit à fondue, enfin utile
Tu peux très bien manger froid.
Mais bon, après deux soupers à base de craquelins et de beurre d’arachide, n’importe quelle personne normalement constituée commence à avoir envie de quelque chose qui ressemble un peu plus à un souper qu’à une collation de 16 h 30.
Et toi, bravo : t’as tes cannes. T’as ton ouvre-boîte manuel. T’as pensé à tout.
Enfin presque.
Tu chauffes ça comment?
Parce qu’on l’a déjà établi : micro-ondes, plaque de cuisson, four… tout ça a un petit défaut assez gênant pendant une panne : ça fonctionne à l’électricité.
Si tu veux faire chauffer quelque chose à l’intérieur, le truc simple auquel on pense pas toujours, c’est un réchaud à fondue (petit prix – québécois) avec du gel combustible.
Oui. Ton kit à fondue. Celui qui passe 363 jours par année dans une armoire avant de ressortir pour une soirée où quatre adultes passent beaucoup trop de temps à surveiller du fromage fondu comme si sa texture allait soudainement décider de toute la soirée.
Eh bien, pour une fois, sa lenteur devient presque une qualité.
Tu peux t’en servir pour réchauffer une soupe, des fèves au lard, un chili, des raviolis ou faire chauffer un peu d’eau.
Et si t’as déjà un réchaud de camping, parfait : il peut aussi être très utile dehors.
Parce que les modèles au propane, au butane et autres combustibles de camping peuvent produire du monoxyde de carbone. Donc celui-là, même si ta cuisine est beaucoup plus proche que ta terrasse, tu résistes à la tentation du raccourci.
Bref, garde ton kit à fondue.
Pour une fois, il pourrait servir un soir où personne n’avait prévu de manger de la fondue.
4. Une lampe. Chargée, idéalement.

Une panne de courant à 14 h, ça va.
Une panne de courant à 18 h 12 en novembre, tu réalises soudainement à quel point ta maison contient beaucoup de coins de meubles exactement à hauteur de tibia.
Et en plus, tu découvres généralement deux choses.
La première : tu possèdes beaucoup moins de lampes de poche que tu pensais.
La deuxième : celles que tu possèdes sont probablement rangées dans un endroit que personne ne peut réussir à retrouver dans le noir.
Chez nous, je garde quelques lampes de camping rechargeables par USB, faciles d’accès. Ça éclaire une pièce entière, tu peux les amener avec toi de pièce en pièce et, surtout, ça évite de passer la soirée avec la lampe de poche de ton téléphone allumée pendant que sa batterie fond sous tes yeux.
J’ai aussi des lampes frontales que je garde accessibles. Les enfants jouent tout le temps avec, d’ailleurs, donc chez nous, elles servent autant aux pannes de courant qu’à chercher un LEGO sous le divan à 7 h 12 un dimanche matin orageux.
ET quand tu dois chercher quelque chose dans le sous-sol, faire à manger ou simplement aller aux toilettes sans tenir une lampe entre tes dents, tu comprends assez vite pourquoi les campeurs et campeuses aiment ça.
MAIS SURTOUT, n’oublie pas de les charger.
Parce que posséder quatre ou cinq excellentes lampes rechargeables à 0 % de batterie, c’est aussi utile que d’avoir 4 ou 5 extincteurs vides.
5. Quand ton téléphone tombe à 5 %, tu vas être content(e) d’avoir ça

Pendant une panne, ton téléphone devient vite le truc que tu regardes toutes les trois minutes.
Tu vérifies l’état de la panne. Tu regardes la météo. Tu retournes voir l’état de la panne. Tu reçois une alerte. Tu écris à quelqu’un pour savoir si, de son côté, le courant est revenu. Tu retournes voir si Hydro a changé son estimation.
Puis comme tu t’ennuies un peu, ben tu vas sur Instagram.
Juste deux minutes.
Puis tu relèves la tête et ton téléphone est passé de 20 % à 10 %. Donc tu fermes Instagram. Et tu retournes voir l’état de la panne.
Tout ça relève sûrement d’une certaine logique liée au fait qu’une maison sans électricité, ça devient vraiment bizarrement silencieux.
Non mais c’est vrai.
Plus de ventilation. Plus de frigo qui ronronne. Plus de lave-vaisselle. Plus rien.
Et là, le moindre petit clic quelque part dans la maison, tu l’entends.
Tu sais pas ce que c’est. Mais tu l’entends TRÈS bien.
Bref, même sans panne, une petite batterie portative pour ton cellulaire, selon moi, c’est vraiment un essentiel.
Tu pars de chez toi avec 18 % de batterie? Pas de problème. Au lieu de passer les deux prochaines heures à faire des calculs mentaux du genre « si je touche plus à rien, ça devrait tenir », tu prends ta batterie avec toi.
C’est tout.
D’ailleurs, chez nous, on en a plusieurs qu’on utilise en rotation et j’essaie d’en garder toujours au moins une chargée à la maison.
Moi, celle que je recommande tout le temps si tu veux quelque chose de simple, pas trop cher et qui fonctionne aussi bien avec Android qu’avec iPhone, c’est celle-ci.
Après, si tu veux une MagSafe, une batterie plus grosse, quelque chose pour ta tablette ou même ton laptop, j’avais fait toute une infolettre là-dessus pour t’aider à trouver celle qui te convient vraiment.
Je te montre quelle taille choisir selon ce que tu veux recharger, quelle puissance regarder, et surtout comment éviter d’acheter un truc trop petit, trop lent… ou de te retrouver avec une brique de 600 grammes dans ton sac alors que ton seul objectif, c’était de finir la journée avec encore un peu de batterie.
Donc oui : une batterie portative chargée, c’est un essentiel.
Parce qu’une panne, c’est déjà assez long comme ça.
Pas besoin d’ajouter le suspense de savoir si ton téléphone va mourir avant qu’Hydro remette le courant.
6. Quand t’as plus Internet ni de réseau cellulaire

Bon. T’as de la lumière. T’as une batterie portative. Ton téléphone est à 87 %.
Magnifique.
Maintenant, imagine qu’Internet ne fonctionne plus. Ou que le réseau cellulaire tombe lui aussi.
Parce que là, tu peux avoir 87 %, 20 000 mAh de réserve et une luminosité réglée avec une précision militaire… si t’as plus de réseau et plus d’Internet, ton téléphone redevient quand même assez vite un très bel appareil photo.
C’est pour ça qu’une petite radio d’urgence fait aussi partie des choses recommandées dans une trousse d’urgence par le gouvernement du Québec.
L’idée, c’est simplement d’avoir une autre façon de recevoir de l’information si le réseau cellulaire ou Internet ne fonctionnent plus.
Tu peux aller vers ce genre de modèle à petit prix : radio AM/FM, batterie rechargeable et manivelle de secours.
Et comme pour tout ce qui est rechargeable dans cette liste : garde-la chargée.
Parce qu’une radio d’urgence sans batterie pendant une urgence… Est-ce que j’ai VRAIMENT besoin de finir cette phrase?
7. Le kit qu’on espère ne pas avoir à ouvrir
Parce qu’évidemment, une panne de courant, ce serait trop simple si tout le monde décidait juste de rester assis et de ne rien toucher.
Non.
C’est généralement là que quelqu’un se coupe en ouvrant une canne, se brûle en voulant réchauffer quelque chose ou marche sur le seul objet pointu qui traînait dans toute la maison.
Chez nous, avec deux enfants, je pars du principe qu’à partir du moment où la visibilité baisse de 80 %, les probabilités que quelqu’un se fasse mal augmentent exactement dans les mêmes proportions.
Aucune étude derrière ça.
Juste plusieurs années d’observation scientifique très rigoureuse de gens qui courent en bas.
Donc oui, une trousse de premiers soins facilement accessible, ça fait partie des essentiels.
Et une fois que tu l’as, pense à la vérifier de temps en temps, parce que c’est vite fait de se retrouver avec un sachet d’alcool complètement sec, une crème antibiotique expirée depuis 2022 et des ciseaux qui semblent avoir été conçus pour couper du yogourt.
Pas besoin non plus d’être prêt à pratiquer une appendicectomie sur la table de cuisine. L’idée, c’est juste d’avoir de quoi nettoyer une plaie, faire un bandage, couvrir une brûlure légère et gérer les petits accidents.
Parce qu’une coupure de rien du tout devient étonnamment plus irritante quand t’as exactement rien de correct pour t’en occuper.
8. Quand le courant coupe en plein hiver

Une panne en juillet, c’est plate.
Une panne en janvier, ça commence à toucher à des choses beaucoup plus fondamentales. Comme tes doigts.
Au début, tu mets un chandail. Puis un autre. Puis des bas plus chauds.
Et tranquillement, tout le monde finit par se regrouper dans la même pièce parce qu’à un moment donné, garder quatre personnes au chaud devient pas mal plus réaliste que garder toute la maison à 21 °C / 70 °F.
Donc oui, garde facilement accessibles une ou deux bonnes couvertures chaudes, des sacs de couchage si t’en as, des bas épais, des couches thermiques et tout ce qui peut aider à conserver la chaleur corporelle.
Tu peux aussi ajouter une ou deux couvertures de survie dans ta trousse d’urgence. Ça prend presque pas de place et ça peut aider à conserver la chaleur si t’en as vraiment besoin.
Et si la maison commence à refroidir, l’idée est surtout de se regrouper dans une même pièce, fermer les portes et conserver le plus possible la chaleur là où vous êtes.
À ce stade-là, personne ne va te reprocher d’avoir transformé le salon en dortoir collectif.
Le concept d’espace personnel reviendra avec Hydro.
9. Le petit sac qui devient très utile quand plus rien ne fonctionne
On vit quand même dans une époque fascinante où à peu près toute notre vie tient dans un téléphone.
Tes contacts. Tes cartes. Tes adresses. Tes notes. Ton moyen de paiement.
Tant que ton téléphone a de la batterie, qu’Internet fonctionne et que les terminaux de paiement continuent eux aussi de collaborer.
Donc je garderais aussi une petite pochette “hors ligne” quelque part dans la maison.
Pas besoin de monter un dossier de 15 centimètres d’épaisseur détaillé sur tous les membres de la famille avec leurs certificats de naissance plastifiés en trois exemplaires.
Mais tu peux déjà y mettre un peu d’argent comptant en petites coupures, une copie des pièces d’identité, les coordonnées de ton assureur, des informations médicales importantes et pourquoi pas une clé de secours de la maison ou de l’auto.
Et surtout : du cash.
Parce que si demain, pour une raison ou une autre, t’as plus accès à tes comptes ou que les paiements Interac et crédit ne passent plus, ben… t’as techniquement de l’argent. Mais pas forcément de quoi payer quoi que ce soit.
Ça m’est déjà arrivé, d’une autre façon. Il y a quelques années, on s’est fait voler nos affaires : téléphones, clés de la maison, cartes… tout. Le serrurier est venu nous ouvrir la porte. Sauf qu’une fois la porte ouverte, on se retrouvait là avec absolument aucun moyen de le payer.
Il a été super correct et a accepté d’attendre. Mais disons que ce jour-là, j’ai compris assez vite l’intérêt d’avoir un peu d’argent comptant qui reste à la maison.
Après, tant qu’à faire, autant ne pas le laisser traîner dans un pot sur le comptoir.
Tu peux le cacher dans un petit coffre trompe-l’œil comme celui-ci. Et tu peux aussi le mettre à l’abri de l’eau et du feu dans ce genre de petite pochette.
Parce qu’au fond, le but de cette pochette hors ligne, c’est pas d’être survivaliste.
C’est juste de garder deux ou trois affaires importantes capables de fonctionner même le jour où tout ce qui a un écran décide de prendre congé.
10. À un moment donné, il te faut une vraie réserve d’électricité

On a déjà parlé de la petite batterie portative pour ton téléphone.
Mais si la panne dure vraiment, je pense qu’idéalement, il faut avoir deux niveaux de batterie à la maison.
Une petite, facile à déplacer, pour les lampes, les petits appareils USB et tout ce qui commence tranquillement à afficher 8 % en même temps.
Et une plus grosse station d’alimentation portative pour les affaires qui demandent beaucoup plus de jus : un frigo, un congélateur, un routeur ou certains appareils électriques.
La taille dont t’as besoin dépend évidemment de ce que tu veux alimenter et pendant combien de temps. Et comme les capacités, les watts et les Wh deviennent assez rapidement une excellente façon de perdre une soirée entière sur Internet, j’ai justement fait un guide des meilleures stations d’alimentation portatives pour t’aider à choisir celle qui correspond vraiment à tes besoins.
Et si ce qui t’inquiète surtout, c’est ton frigo, j’ai récemment testé ce petit appareil.
Le principe est vraiment simple : tu le branches dans le mur, puis ton frigo dessus, et tu l’oublies. Si le courant coupe, la batterie prend automatiquement le relais en 10 millisecondes. Lors de mon test, elle a gardé un frigo pleine grandeur alimenté environ 30 heures portes fermées, et plutôt 20 à 24 heures avec une utilisation normale.
Donc si t’as déjà vécu cette période très particulière d’une panne où tout le monde commence soudainement à avoir une opinion sur le nombre de fois où on peut ouvrir le frigo, va lire mon test.
Bref : une petite batterie pour les petits besoins.
Une grosse pour les vrais besoins.
Parce qu’après quelques heures sans courant, savoir que ton téléphone est encore à 73 %, c’est rassurant. Mais ça garde pas ton poulet congelé.
Et maintenant?
Tu me diras que dix affaires, c’est pas mal de stock pour une panne qui dure peut-être juste une soirée. Probablement. Mais la plupart de ces affaires-là, tu vas t’en servir de toute façon : au chalet, en camping, en voyage, ou le jour où ton téléphone décide de lâcher à 17 h 45.
Pas besoin de tout acheter demain matin. Commence par l’eau, une lampe chargée et une batterie portative, puis ajoute le reste tranquillement.
Parce que la prochaine fois que le courant coupe, tu veux être celui ou celle qui est bien au chaud dans le salon, avec un téléphone à 73 % et un bol de chili tiède dans les mains, pendant que quelqu’un ouvre le frigo « juste deux secondes ».