La luminothérapie se définit comme étant l’arme parfaite dans la lutte contre la dépression saisonnière, qui survient généralement durant l’hiver.

Avec le peu de lumière naturelle, des journées raccourcies et un moral pas toujours au top de sa forme, il est fortement recommandé de procéder à des séances de luminothérapie à partir d’octobre, jusqu’au printemps.

Cependant, on entend beaucoup d’informations quant au type de lumière à privilégier lorsqu’il s’agit d’appareils de luminothérapie, avec une prédominance pour la lumière blanche ou bleue.

Vous souhaitez vous essayer à la luminothérapie, mais hésitez encore sur le type de lumière à choisir ?

Dans cet article, nous faisons le point sur quelle lumière choisir pour la luminothérapie, ainsi que les bénéfices de chacune d’elles.

Luminothérapie

D’abord, comment fonctionne la luminothérapie ?

La luminothérapie, aussi appelée photothérapie ou thérapie par la lumière artificielle, est une médecine douce qui consiste à reproduire les rayons du soleil et ses bienfaits sur la santé.

L’hypothalamus, cette zone de notre cerveau (souvent appelé horloge biologique), utilise la lumière du soleil pour réguler les cycles éveil/sommeil de notre organisme.

Or en hiver, cette lumière naturelle est beaucoup plus rare, et nos cycles se retrouvent déréglés : notre endormissement le soir est perturbé, on somnole durant la journée à cause d’une surproduction de mélatonine, on subit des troubles du sommeil avec une plus grande propension au stress…

Tous ces maux sont les symptômes d’un dérèglement de l’horloge biologique interne, qui a besoin d’être synchronisée de nouveau, grâce à la luminothérapie.

En traversant notre œil, cette lumière artificielle mime les bienfaits du soleil, stimule et trompe notre hypothalamus, tout en régulant de nouveau nos cycles.

On expérimente un meilleur sommeil, une meilleure gestion du stress et de l’anxiété, tout en ayant un meilleur moral. Génial, non ?

Et si vous souffrez du décalage horaire après un voyage, la luminothérapie est un excellent moyen de réguler votre sécrétion de mélatonine, en vous empêchant de somnoler à n’importe quelle heure de la journée.

Comment bénéficier du meilleur de la luminothérapie ?

La séance de luminothérapie est très efficace lorsqu’elle est réalisée dès votre réveil, avec un cerveau reposé et prêt à recevoir toute la lumière dont il a besoin.

En général, les meilleures lampes de luminothérapie possèdent une intensité lumineuse de 10 000 lux (Lux étant l’unité de mesure de cette intensité), et ayant une température comprise entre 5 500 et 6 500° K (entre D 55 et D 65), avec un Indice de Rendu des Couleurs (IRC) supérieur à 85.

On conseille en général une exposition quotidienne de 30 minutes par jour maximum afin d’éviter les maux de tête, et le matin en vous levant.

Veillez à bien vous tenir à au moins 30 cm de la lampe, et de ne pas regarder celle-ci directement dans les yeux, ou d’être équipé de lunettes de luminothérapie.

Concernant les différents spectres de couleur que l’on peut retrouver dans certains appareils, la lumière à infrarouge est davantage destinée aux problèmes cutanés, dont l’acné, le psoriasis, le traitement des rides et des cicatrices.

Il s’agit donc d’un certain type de lumière qui correspond à une utilisation bien spécifique, tout comme les autres couleurs.

La lumière blanche, la plus répandue

La lumière blanche est certainement celle que l’on retrouve le plus en luminothérapie destinée au grand public, principalement car c’est la plus efficace dans le traitement du Trouble Affectif Saisonnier (TAS), des dérèglements de l’horloge biologique interne, des troubles du sommeil et de l’humeur.

La lumière blanche est celle se rapprochant le plus de la lumière du jour émise par le soleil, et possède un large spectre composé de plusieurs couleurs, dont la lumière bleue.

On la recommande avec une puissance d’au moins 10 000 lux.

Comme énoncé un peu plus haut, cette lumière similaire à celle du soleil vient combler certaines carences pouvant entraîner des dérèglements dans la sécrétion de la mélatonine (hormone du sommeil) et de la sérotonine (hormone du bien-être).

Cela explique les insomnies, les hypersomnies, la tristesse, la perte de plaisir et d’appétit, blues hivernal, moral en baisse, anxiété…

Si jamais vous souhaitez parfaire votre routine bien-être durant l’hiver, en plus de profiter de séances de luminothérapie, sachez qu’il existe aussi des simulateurs d’aube.

Ces appareils reproduisent le lever et le coucher du soleil, et vous offrent des matins doux et nettement plus agréables qu’une alarme stridente qui retentit partout dans la chambre.

Ils n’aident en rien à combattre la dépression hivernale ou le manque de lumière, mais favorisent au contraire la relaxation et la régulation du rythme circadien et de l’horloge interne.

Contre-indications de la lumière blanche

Pour une pratique sécurisée et contrôlée, on conseille des séances de luminothérapie ne dépassant pas une demi-heure par jour.

Avec une telle durée d’exposition, vous allez vite pouvoir observer des résultats très positifs sur votre bonne humeur globale, ainsi que votre peau dans les prochaines semaines.

Concernant la lumière elle-même, on connaît les effets néfastes des rayons ultraviolets (UV) pour notre peau et nos yeux, c’est pourquoi on recommande toujours d’acquérir une lampe qui n’en émet pas, ou du moins qui dispose d’un bloqueur d’UV.

On déconseille aussi la luminothérapie pour les personnes prenant un traitement médical photosensibilisant, c’est-à-dire qui réagit aux rayons du soleil, ainsi qu’aux personnes souffrant de maladies oculaires telles que la cataracte, rétinite pigmentaire, dégénérescence maculaire et glaucome.

D’une manière générale, la lumière blanche est la plus sécuritaire et accessible, car c’est celle qui bénéficie du plus d’études scientifiques.

La lumière bleue, aussi efficace pour un temps d’exposition plus court

La lumière bleue est un type de lumière présent dans le large spectre de la lumière blanche.

En effet, celle-ci est composée de plusieurs lumières, que vous pouvez d’ailleurs observer lorsqu’il pleut.

On trouve généralement la lumière bleue sous forme de DEL (diodes électroluminescentes).

D’après certaines études d’experts, les longueurs d’onde spécifiques à la lumière bleue offrent des résultats encourageants aux personnes souffrant du manque de lumière durant l’hiver.

Par conséquent, les lampes de luminothérapie offrant une lumière bleue uniquement seraient au moins aussi performantes que celles fournissant une lumière blanche avec un spectre complet.

Par ailleurs, des expériences menées par le National Institute of Health (NIH) et plusieurs autres universités médicales américaines, ont permis de mettre en lumière plusieurs avantages à l’utilisation de la lumière bleue, par rapport à la traditionnelle lumière blanche :

  • Un coût moindre pour produire une lumière bleue, plutôt qu’un spectre complet pour créer une lumière blanche ;
  • Une intensité lumineuse plus faible, pour des résultats quasi similaires et une durée d’exposition plus courte (une aubaine pour les personnes souffrant régulièrement de maux de tête devant la grande intensité d’une lumière blanche de 10 000 lux) ;
  • Des appareils plus compacts et moins onéreux que ceux dotés d’une lumière blanche ;
  • Des longueurs d’onde plus petites, pour une moindre fatigue oculaire

Mais saviez-vous que la lumière bleue possède des vertus pour combattre l’acné, notamment grâce à ses propriétés antibactériennes ?

Avec une action combinée avec de la lumière à infrarouge (anti-inflammatoire et cicatrisante), les résultats sont bluffants et cela permet une alternative à la médication.

Luminothérapie

Les contre-indications de la lumière bleue

Même si l’on reconnaît de grands avantages à l’utilisation du spectre de la lumière bleue, il faut toutefois modérer ces propos : à ce jour, la lumière bleue ne bénéficie pas d’autant d’études que la lumière blanche, et son efficacité sur le long terme reste encore à prouver.

La lumière bleue entoure notre quotidien : on la retrouve émanant de nos écrans de cellulaire, télévision, tablette…

Sa faible consommation d’énergie et sa longue durée en font un choix économique et écologique.

Pourtant, il faut bien faire attention, car elle comporte certaines limites néfastes pour la santé.

On sait qu’elle est par exemple plus dangereuse pour l’œil que la lumière blanche, en créant un vieillissement prématuré des structures de l’œil, tandis que d’autres molécules deviennent phototoxiques et créent des dommages potentiels aux tissus.

Lorsque l’on regarde le spectre des couleurs, plus on tend vers le violet, plus la longueur d’onde est courte et plus elle a une intensité énergétique élevée, d’où son impact potentiel sur les surfaces oculaires.

À titre de comparaison, le violet a une longueur d’onde d’environ 380 nanomètres (nm), tandis que le rouge, de l’autre côté du spectre, a une longueur d’onde de 780 nm.

Le bleu, lui, se situe autour de 440 nm.

Si l’importance des dommages à long terme reste à confirmer, on suppose qu’une exposition prolongée à la lumière bleue peut précipiter et aggraver la dégénérescence maculaire liée à l’âge, et occasionner des cataractes prématurées.

Ce qui est assez ironique, c’est que notre horloge biologique est très sensible à la lumière bleue, et que celle-ci peut considérablement impacter négativement notre sommeil.

En effet, le soir, nous passons énormément de temps devant nos écrans, constitués majoritairement… de lumière bleue !

Celle-ci imite les rayons du soleil et vient donc dérégler notre horloge biologique interne, rendant notre endormissement beaucoup plus difficile.

Paradoxal, non ? Il est donc préférable de bien se renseigner avant toute utilisation de la lumière bleue, auprès d’un spécialiste en luminothérapie.

Aussi, il est fortement déconseillé d’investir dans des modèles de lampes de luminothérapie trouvés sur des sites internet peu fiables et connus.

Parfois très bon marché, ils pourraient être fabriqués avec des matériaux de mauvaise qualité, et provoquer de potentiels incidents.

Luminothérapie

À retenir : quelle lumière pour la luminothérapie ?

La luminothérapie est un excellent moyen de combattre la dépression saisonnière, et apporte son lot de bienfaits pour la santé.

Entre la lumière blanche et la lumière, on peut facilement expliquer pourquoi la blanche est plus sécuritaire que la bleue, principalement car davantage d’études ont été réalisées envers celle-ci.

La lumière bleue possède elle aussi des avantages, notamment puisqu’elle est moins chère et plus efficace avec moins de puissance énergétique, mais ses effets secondaires sur la santé, notamment oculaire, sont pointés du doigt.

Si vous souhaitez plus d’informations concernant la luminothérapie, ainsi que le type de lumière à privilégier, n’hésitez pas à vous tourner vers un professionnel.

De plus, consultez dès maintenant notre guide d’achat dédié aux meilleurs modèles de lampes de luminothérapie au Canada, en 2021.

Une mine d’informations pour vous aider à trouver votre lampe parfaite !

Auteur

Ancienne journaliste et rédactrice pour divers groupes de presse, j'aime la décoration intérieure, la pâtisserie mais surtout le yoga !

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