Un purificateur d’air, c’est un produit un peu ingrat à tester.
Quand il fonctionne bien, il ne se passe pratiquement rien.
Tu ne vois pas la poussière disparaître dans un tourbillon spectaculaire. Le pollen ne fait pas ses valises devant toi. Les particules de fumée ne quittent pas la pièce en file indienne.
Tu branches une boîte blanche dans un coin et tu dois lui faire confiance.
Chez nous, par contre, cette boîte avait quand même une belle liste de tâches.
Mon fils est asthmatique. Ma femme est allergique au pollen. Notre chambre donne directement sur un magnifique érable qu’elle considère probablement comme une attaque personnelle. Et notre chat Ibiza perd assez de poils pour que je me demande parfois comment il lui en reste encore sur le corps.
J’ai donc installé le nouveau Coway Airmega Mighty2 à l’étage, près des chambres.
L’endroit où on dort.
L’endroit où j’ouvre les fenêtres chaque jour pour aérer, malgré l’érable.
L’endroit où, idéalement, j’aimerais que tout le monde respire autre chose qu’un mélange de pollen, de poussière et de tout ce que le chat laisse généreusement flotter dans l’air.
Puis, quelques semaines après son arrivée, le ciel du Grand Montréal est devenu jaune et brumeux à cause de la fumée des feux de forêt.
Le genre de journée où les autorités te recommandent de garder les fenêtres fermées.
J’ai ouvert la mienne.
Pour la science.
Et parce qu’un purificateur qui promet de détecter automatiquement la fumée mérite quand même qu’on lui donne un peu de fumée à détecter.
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Sommaire
Pourquoi tester encore un purificateur d’air?
Parce qu’à première vue, ils finissent presque tous par se ressembler.
Une boîte blanche. Un filtre HEPA. Un mode automatique. Une superficie annoncée suffisamment grande pour purifier un centre commercial.
Le Coway Airmega Mighty2 attire toutefois un peu plus l’attention que la moyenne.
Comme son nom l’indique, il succède au Mighty original, un modèle lancé il y a plus de dix ans et qui continuait encore d’être recommandé par plusieurs experts malgré l’arrivée de dizaines de concurrents.
Dans une catégorie où les appareils sont régulièrement remplacés par une version « nouvelle et améliorée » six mois plus tard, c’est plutôt rare.
Coway n’a donc pas complètement réinventé son purificateur. La marque a surtout essayé de corriger ce qui pouvait encore l’être : réduire le bruit et la consommation électrique, améliorer le capteur de particules et simplifier l’entretien.
Sur papier, c’est exactement le genre de mise à jour que j’aime.
Des améliorations simples, concrètes et utiles sur un appareil du quotidien. Reste à voir si tout ça a été bien fait.
Qu’est-ce qui a réellement changé?
Avant de parler du Mighty2, il faut comprendre pourquoi l’ancien modèle était encore classé parmi les meilleurs purificateurs d’air plus de dix ans après sa sortie.
Le Mighty original avait trouvé un équilibre assez rare.
Il filtrait rapidement l’air, restait suffisamment silencieux pour fonctionner pendant des heures et consommait peu d’électricité. Plusieurs appareils testés il y a dix ans ont depuis disparu du marché. Lui continuait d’être recommandé.
Son fonctionnement reposait sur trois étapes.
Un préfiltre retenait les éléments visibles, comme la poussière, les cheveux et les poils d’animaux. Un filtre au charbon aidait à réduire certaines odeurs. Puis un filtre HEPA capturait les particules beaucoup plus fines, notamment le pollen, les squames d’animaux et celles présentes dans la fumée.
L’appareil surveillait aussi la qualité de l’air et pouvait ajuster automatiquement la vitesse du ventilateur.
C’est cette combinaison entre efficacité, silence, faible consommation et durabilité qui lui a permis de rester une référence aussi longtemps.
Le Mighty2 arrive donc avec une mission un peu ingrate : améliorer une formule qui fonctionnait déjà très bien.
Eh bien, mission réussie : le Mighty2 améliore quatre choses qui comptent vraiment au quotidien.
1. Il consomme beaucoup moins
À pleine puissance, le Mighty2 consomme environ 48,4 watts, contre 68,7 watts pour l’ancien modèle.
C’est une baisse de près de 42 %, alors que les deux déplacent pratiquement la même quantité d’air.
Aux vitesses normales, il utilise seulement entre 5 et 20 watts. Pour un appareil qui peut fonctionner toute la journée, la différence finit par compter.
2. Il fait moins de bruit
Le Mighty2 est aussi plus silencieux, mais surtout plus agréable à entendre.
Le son reste stable et régulier, même lorsque le ventilateur accélère. Ça ressemble davantage à un bruit de fond constant qu’à un appareil qui te rappelle sa présence chaque fois que l’air se dégrade.
3. Il détecte beaucoup mieux ce qui flotte dans l’air
L’ancien modèle pouvait déjà signaler une baisse de la qualité de l’air.
Le Mighty2 affiche maintenant en temps réel les particules PM1.0, PM2.5 et PM10.
Concrètement, il repère autant les particules fines de fumée que le pollen, la poussière et les squames d’animaux. Dès que leur concentration augmente, il adapte automatiquement la puissance de filtration.
4. Il est plus simple à entretenir
Le préfiltre est 22 % plus grand et se retire directement sur le côté.
Il attrape les cheveux, la poussière et les poils d’animaux avant qu’ils atteignent le filtre principal. Tu peux ensuite le nettoyer avec un aspirateur ou un linge humide.
Les filtres HEPA et au charbon sont réunis dans une seule cartouche conçue pour durer jusqu’à 12 mois.
Coway n’a pas changé la formule. Il l’a rendue moins énergivore, plus silencieuse, plus précise et beaucoup plus facile à vivre.
Mon expérience avec le Coway Mighty2
J’ai installé le Mighty2 à l’étage, près des chambres.
C’est là qu’on passe plusieurs heures chaque nuit, mais aussi là que j’ouvre les fenêtres presque tous les jours pour aérer.
Même si notre chambre donne directement sur un magnifique érable auquel ma femme est très allergique.
Je sais. J’aime vivre dangereusement.
BREF.
J’avais reçu l’appareil quelques semaines avant que la fumée des feux de forêt atteigne le Grand Montréal.
Tu te rappelles probablement de ces journées. Le ciel était brumeux, la lumière étrangement jaune et l’air avait cette odeur qui te faisait immédiatement regretter d’avoir ouvert une fenêtre.
Pour tester le Mighty2, c’est pourtant exactement ce que j’ai fait.
Une seule fenêtre. Quelques minutes. Personne ne m’a forcé.
En moins d’une minute, le capteur a détecté l’augmentation des particules dans l’air. Le ventilateur a automatiquement accéléré, sans que j’aie besoin de modifier le moindre réglage.
Moins de 30 minutes plus tard, l’écran indiquait de nouveau une qualité d’air saine.
Évidemment, je n’ai pas fait analyser la pièce par un laboratoire indépendant installé dans mon corridor. Je me fie ici au capteur intégré de l’appareil.
Mais sa réaction a été immédiate, visible et exactement conforme à ce qu’on attend d’un bon mode automatique.
Depuis, je le laisse fonctionner à l’étage.
On continue d’aérer les chambres quotidiennement et, jusqu’à maintenant, ma femme ne s’est pas plainte de ses allergies, alors que j’évitais habituellement d’ouvrir notre fenêtre aussi souvent pendant la saison du pollen.
Je ne vais pas prétendre qu’un purificateur a soudainement réglé toutes ses allergies. Ce serait merveilleux, mais aussi complètement faux.
Par contre, il semble très bien gérer les particules qui entrent lorsque les fenêtres sont ouvertes.
Après quelques semaines, j’ai aussi retrouvé une belle accumulation de poils de chat dans le préfiltre.
D’un côté, c’est assez satisfaisant de voir concrètement ce que l’appareil a capturé.
De l’autre, ça confirme que mon chat se désintègre tranquillement dans toute la maison.
Heureusement, le préfiltre se retire facilement sur le côté. Un passage d’aspirateur ou un linge humide suffit pour le nettoyer avant de le remettre en place.
Au quotidien, le Mighty2 se fait surtout remarquer par sa discrétion.
Il est compact, suffisamment mince pour rester près d’un mur et très silencieux aux vitesses normales.
Son mode nuit est aussi particulièrement bien pensé : dès que la pièce devient sombre, le Mighty2 ralentit la ventilation et éteint automatiquement ses lumières. Et après plusieurs semaines, je peux confirmer qu’il fonctionne de façon fiable.
Ce qui, dans cette maison, n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. Ma fille Inès, 6 ans, ADOOOORE les réveils entre 4 h et 5 h, cette heure parfaite où te rendormir prend environ 1 h 30… et t’amène directement à l’heure où tu devais te lever.
Bref, pendant qu’Inès fait de son mieux pour perturber nos nuits, le Mighty2 se fait complètement oublier. Et pour un appareil installé juste à côté des chambres, c’est exactement ce que je lui demande.
Avant de l’installer chez toi
Il y a trois choses à savoir avant de choisir où placer le Mighty2.
1. Les 1 800 pi² annoncés demandent une explication
Coway annonce une couverture allant jusqu’à 1 800 pi².
Sur cette superficie, l’appareil renouvelle complètement l’air environ une fois par heure.
C’est utile, mais pour réduire rapidement le pollen, la poussière ou les particules de fumée, on préfère généralement que l’air repasse plusieurs fois dans le filtre pendant la même période.
Dans une pièce d’environ 360 pi², le Mighty2 peut renouveler l’air près de cinq fois par heure.
Il est donc particulièrement bien adapté à une chambre, un salon ou une grande aire ouverte.
Chez moi, je l’ai installé dans le corridor à l’étage, où se trouvent trois chambres. On garde les portes ouvertes pour permettre à l’air de circuler et au purificateur de travailler sur l’ensemble de l’espace.
Cette configuration est logique, mais elle sera forcément moins rapide qu’un appareil placé directement dans une seule chambre fermée.
Lors d’un épisode important de fumée ou de pollen, je pourrais donc le rapprocher temporairement de la chambre de la personne la plus sensible.
2. Il fonctionne seul, mais sans application
Le Mighty2 n’a ni application ni télécommande.
Au quotidien, ça ne me dérange pas beaucoup puisque le mode automatique ajuste lui-même la puissance selon la qualité de l’air.
J’aurais quand même aimé pouvoir consulter l’évolution des particules sur plusieurs heures ou contrôler l’appareil depuis mon téléphone.
Il n’a pas non plus de roulettes, mais à 6,8 kg, ce n’est honnêtement pas un problème, sauf si tu prévois lui faire visiter toute la maison plusieurs fois par jour.
3. Son prix est élevé, mais cohérent
Le Mighty2 coûte plus cher que certains concurrents offrant une puissance comparable.
Le Winix 5510, par exemple, est généralement moins cher et propose même une application.
Le Coway se distingue plutôt par son faible niveau sonore, sa consommation réduite, son entretien facile et la qualité de son mode automatique.
Ce n’est donc pas le meilleur choix pour quelqu’un qui cherche uniquement le prix le plus bas.
Après plusieurs semaines d’utilisation, je trouve toutefois que son prix reste cohérent avec la qualité générale de l’appareil.
Mon verdict sur le Coway Airmega Mighty2
Le Coway Airmega Mighty2 ne révolutionne pas le purificateur d’air.
Il fait mieux : il prend une formule déjà éprouvée et l’améliore là où ça compte vraiment.
Il est silencieux, autonome, facile à entretenir et assez puissant pour une chambre, un salon ou un étage relativement ouvert. Son capteur réagit vite, le mode automatique est fiable et le mode nuit fonctionne sans qu’on ait besoin d’y penser.
Son prix est plus élevé que celui de certains concurrents, et il n’a pas d’application.
Mais honnêtement, il travaille tellement bien tout seul que ça ne m’a presque jamais manqué.
Bref, oui, je comprends pourquoi les experts l’aiment.
Et après plusieurs semaines chez moi, je fais partie du groupe.
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